Jung et la métaphysique Mme Delaigue

Résumé d’article de Mme Delaigue, professeure à Lons le Saunier, article paru dans cette revue en ligne :  http://www.revue-pa.com/Site/S_003.html

Delaigue résumé article (fichier PDF) :

La métaphysique naît en Grèce, environ cinq siècles avant Jésus-Christ. De vertigineux échanges font dialoguer, tout autant que s’opposer, Parménide qui considère que l’être ne peut pas en tant qu’être ne pas être et Héraclite, qui, au
contraire du premier, pose que tout étant en  constant devenir, l’être peut ne pas être sans pour autant se réduire à du néant.C’est en un parricide que Platon le confirme, allant même jusqu’à énoncer que le non-être relève d’un genre déterminé. Jung a très tôt rencontré ces références et celles-ci l’ont suffisamment intéressé pour qu’il ait mentionné en de nombreuses reprises la nécessaire distinction entre la psychologie analytique et la métaphysique. Attiré par ce champ de la pensée, il le repoussa cependant. En effet, il semble ne pouvoir admettre la sécheresse de ce discours si rationnel, cet usage exclusif du lógos confinant à une excroissance diabolique. Jung avertit et redoute par là le meurtre de l’âme, inaccessible mystère de la vie. Jung se déclare empiriste, confronté aux patients dans leur âme ainsi que dans leur corps. Ainsi, il opposera à la métaphysique suivie de la philosophie platonicienne, un manque: celui de la matérialité. Pourtant, comment comprendre les nombreuses mentions qui sont faites aux philosophes grecs? Surtout, comment ne pas rapprocher les intuitions des premiers et les découvertes du psychanalyste zürichois ? De l’exposé des tensions des contraires rencontrées auprès des présocratiques à l’énantiodromie, de l’Idée platonicienne à l’archétype, la distance ne paraît si longue. Métaphysique et Psychologie analytique engagent alors un dialogue. Plus encore, elles semblent se féconder.
Mots-clefs : Métaphysique, Présocratiques, Platon, Raison, Meurtre de l’âme, Dialogue .

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