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Baccalauréat : répondre aux questions des élèves

 Libérer les élèves de leurs préjugés et les informer

  • Que se passe-t-il si je change de série, si je redouble entre l’année scolaire 2013-2014 et l’année scolaire 2014-2015 ? Est-ce que je conserve mes notes ? Comment faire si j’oublie ma carte d’identité ? Et si j’arrive en retard à une épreuve ? Est-ce possible de tomber sur mon professeur d’espagnol à l’oral du bac ? Puis-je utiliser ma calculatrice pendant les épreuves ? Toutes les copies sont-elles notées de manière équitable ? Quelle moyenne faut-il obtenir pour être admis ?

Retrouvez toutes les réponses à vos questions concernant le baccalauréat 2015.

Sommaire :

Préparation des épreuves
Sujets de baccalauréat
Déroulement des épreuves
Corrections des épreuves
Rattrapage
Réussite au baccalauréat
Évolutions du baccalauréat

Préparation des épreuves

  1. Comment le ministère fait-il pour garder les sujets secrets jusqu’au jour J ?
    La confidentialité des sujets demeure une priorité des services du ministère de l’éducation nationale. Cette confidentialité est préservée de multiples manières : très peu de personnes connaissent véritablement et précisément les sujets du baccalauréat qui sont aussi entourés d’un grand nombre de précautions pour l’impression, l’envoi vers les centres d’examens et le stockage avant les épreuves.
  2. L’inscription au baccalauréat est-elle gratuite ?
    Oui, elle est absolument gratuite.
  3. Peut-on s’inscrire à plusieurs séries de bac la même année ?
    Non. Un candidat ne peut s’inscrire qu’à une seule session par an, et pour une seule série (pour le baccalauréat général, technologique) ou une seule spécialité (pour le baccalauréat professionnel).
  4. Quel est le coût du baccalauréat ?
    On estime le coût du bac à 80,70€ par candidat présent lors de la session 2013. Ces dépenses recouvrent :

l’indemnisation des frais de déplacement des intervenants (indemnités kilométriques, frais d’hébergement, repas, etc.)
la rémunération des membres du jury (indemnités jurys, vacations, indemnités de chef de centre, surveillance, etc.)
les frais d’organisation (impression de sujets, location de salles, matière d’œuvre, expédition et transport, etc.).
Peut-on repasser son bac même si on l’a déjà eu ?
Si ça vous amuse, vous pouvez vous réinscrire chaque année à cet examen. Il n’y a pas de limite d’âge, ni aucune formation minimum requise. Même les titulaires d’un diplôme supérieur au baccalauréat peuvent le repasser. Deux conditions : s’inscrire en candidat libre et choisir une autre série.

5. Est-ce que je peux passer la même année les épreuves de Première et de Terminale ?
Oui, si vous avez plus de 20 ans au 31 décembre de l’année de l’examen. Si vous êtes âgé de moins de 20 ans, vous devez être dans l’une des situations suivantes :

vous avez un enfant à charge au moment de l’inscription
vous êtes de retour en formation initiale
vous étiez régulièrement inscrit aux épreuves anticipées et vous n’avez pas pu les subir (totalement ou en partie), en raison d’absence dûment justifiée et indépendante de votre volonté
vous résidez temporairement à l’étranger au niveau de la classe de première
vous résidez de façon permanente à l’étranger dans un pays où il n’y a pas de centre d’examen ou un centre d’examen trop éloigné de votre résidence
vous avez échoué au baccalauréat général ou au baccalauréat technologique et vous vous présentez de nouveau
vous avez subi les épreuves anticipées du baccalauréat général ou du baccalauréat technologique, et vous ne vous êtes pas inscrit au baccalauréat l’année suivante
vous êtes déjà titulaire d’un baccalauréat général, d’un baccalauréat technologique, d’un baccalauréat professionnel, d’un brevet de technicien, d’un brevet de technicien agricole
vous êtes titulaire d’un diplôme étranger sanctionnant des études d’un niveau et d’une durée comparables à ceux des études secondaires françaises
vous avez changé de série au niveau de la classe terminale

Sujets de baccalauréat

  1. Pourquoi prévoit-on autant de sujets de baccalauréat ?
    Lors de chaque session, environ 3 500 sujets d’épreuves de baccalauréat sont élaborés pour les différentes disciplines, destinations (en France et à l’étranger), les différentes sessions (juin – septembre) concernées. À côté des sujets principaux, des sujets de secours sont élaborés pour répondre à tout type d’incident qui impliquerait de changer de sujet au cours de la session de baccalauréat. Ces sujets sont conçus, sélectionnés et validés dans les mêmes conditions que les autres. Ainsi, en philosophie, plus d’une cinquantaine de sujets sont élaborés pour la même session.
  2. Les sujets sont-ils liés à l’actualité ?
    Pas vraiment, car les sujets sont réalisés très en amont des épreuves, quasiment une année avant. Une commission académique élabore les sujets entre les mois de septembre et décembre. Entre décembre et janvier, chaque sujet est soumis à deux professeurs, qui donnent leur avis sur la faisabilité et l’intérêt du sujet. Entre janvier et février, les sujets sont éventuellement modifiés. Ils sont choisis définitivement par le recteur courant mars.

Déroulement des épreuves

  1. Comment faire si j’oublie ma carte d’identité ?
    Dans le cas d’une perte ou d’un vol de carte d’identité, vous devrez fournir un récépissé de la déclaration de perte ou de vol faite auprès des services de police ou de gendarmerie, ainsi que tout document officiel avec photographie permettant de justifier votre identité.
    S’il s’agit d’un simple oubli ponctuel, le candidat peut produire provisoirement d’autres preuves d’identité. Le chef de centre enregistrera l’identité du candidat pour la vérifier a posteriori avec le document officiel que le candidat devra fournir dans les meilleurs délais.
  2. Et si j’arrive en retard à une épreuve ?
    Lorsque le retard est imputable à un événement indépendant de la volonté du candidat, le chef de centre où se déroulent les épreuves peut, à titre exceptionnel, l’autoriser à composer au plus tard une heure après le début de l’épreuve. Aucun temps supplémentaire ne sera toutefois accordé à ce candidat au-delà de l’heure normale de fin d’épreuve.
  3. Que faire lorsqu’on tombe malade le jour du bac ?
    Une session de remplacement se déroule tous les ans au mois de septembre. Elle est destinée aux candidats qui n’ont pu passer celle du mois de juin, pour une raison de force majeure (maladie, accident, etc.). Pour pouvoir bénéficier de la session de remplacement, vous devrez adresser à votre rectorat, très rapidement, un courrier accompagné des pièces justificatives (un certificat médical par exemple). Renseignez-vous sans tarder auprès des responsables de votre centre d’examen pour connaître la marche à suivre.
  4. Est-ce possible de tomber sur mon professeur de philosophie à l’oral du bac ?
    Le code de l’éducation prévoit que les membres du jury ne peuvent examiner leurs élèves de l’année en cours. Il n’est donc pas possible qu’un candidat soit examiné par son enseignant pour les épreuves dites terminales.
  5. Peut-on choisir sa place dans la salle d’examen ?
    Non. Une place fixe vous est attribuée pour toute la durée des épreuves écrites. Votre emplacement ainsi que le numéro de votre salle sont affichés dans votre centre d’examen.
  6. Ai-je le droit d’écrire au stylo rouge ?
    Il n’y a aucune règle sur la couleur de l’encre à utiliser dans sa copie mais il est d’usage de « réserver » la couleur rouge au correcteur.
  7. Puis-je utiliser ma calculatrice pendant les épreuves ?
    Ce point est précisé sur la page de garde de chaque sujet. Sauf mention contraire, tous les types de calculatrices de poche (y compris les calculatrices programmables, alphanumériques ou à écran graphique à condition que leur fonctionnement soit autonome et qu’il ne soit pas fait usage d’imprimante) sont autorisées. Il n’existe pas de restriction concernant la taille des matériels autorisés.
  8. Puis-je sortir de ma salle pour aller aux toilettes ?
    Les candidats peuvent bien évidemment se rendre aux toilettes mais seulement à l’issue de la première heure de composition et ils n’y sont autorisés qu’un par un et accompagnés d’un surveillant.
  9. Quand puis-je quitter la salle définitivement ?
    Vous n’êtes pas obligé de rester dans la salle jusqu’à la fin de l’épreuve. Vous êtes autorisé à sortir de la salle d’examen au bout d’une heure d’épreuve, pas avant.
  10. Y a-t-il un détecteur de téléphones portables dans chaque salle d’examen ?
    Toutes les académies sont équipées de détecteurs de téléphones portables. Les recteurs sont chargés de répartir les appareils de façon aléatoire dans l’académie et veillent à les faire circuler entre les centres d’examen tout au long des épreuves. Attention, il ne s’agit pas de brouilleurs d’ondes, qui eux sont interdits.
  11. Puis-je parler à mon voisin pour lui demander un stylo ?
    Non. Toute communication entre les candidats est interdite pendant les épreuves, sous peine de sanction.
    Cette consigne, ainsi que toutes les consignes à respecter et les sanctions encourues en cas de fraude, sont rappelées à tous les candidats sur une affiche dans chaque salle d’examen. Elles sont également lues aux candidats lors de la première épreuve écrite.
  12. Puis-je garder mon téléphone portable pour lire l’heure ?
    Non. Les téléphones portables font partie des appareils non autorisés. Ils doivent être impérativement éteints, puis rangés dans le sac, cartable ou porte document du candidat.
  13. Est-ce que je risque vraiment la prison pour une fraude au bac ?
    Cela dépend de la gravité de la fraude. Il existe deux types de sanctions : des sanctions administratives, qui vont du blâme à l’interdiction de s’inscrire dans l’enseignement supérieur pour une durée maximale de 5 ans, et / ou des sanctions pénales, qui prévoient « un emprisonnement de trois ans et une amende de 9 000 euros ou l’une de ces peines seulement ». Ces sanctions pénales ne concernent que les cas de fraude les plus graves, tels que la divulgation de sujet et la substitution d’identité.
  14. En cas de fraude, est-ce que je pourrai quand même passer mon permis de conduire ?
    C’est une idée reçue qui a la vie dure : l’interdiction de passer son permis de conduire en cas de fraude est bien une légende.

Corrections des épreuves

  1. Les correcteurs sont-ils obligés de passer un temps minimum sur chaque copie ?
    Les correcteurs n’ont aucune obligation de passer un temps minimum sur chaque copie.
  2. La légende de celui qui se serait contenté de répondre « c’est ça » à une question du bac philo « qu’est-ce que le courage ? » et aurait récolté 20/20 est-elle vraie ?
    Il s’agit bien d’une légende qui s’ajoute aux nombreuses idées reçues sur le baccalauréat.
  3. Suis-je éliminé si j’obtiens un 0 ?
    Non, un 0 au baccalauréat n’est pas éliminatoire.
  4. Il parait que les correcteurs d’oraux de langues notent les élèves avec seulement trois notes (6-14-18), est-ce vrai ?
    Absolument pas ! Les langues vivantes font l’objet d’une évaluation très pointilleuse et utilise l’ensemble de la palette de notation, de 0 à 20.
  5. Toutes les copies sont-elles notées de manière équitable ?
    Oui. Pour garantir une notation équitable, il existe deux types de commissions académiques auxquelles participent les correcteurs :

avant la correction des copies pour que le corrigé de l’épreuve soit bien compris et les attendus de correction bien expliqués à tous les correcteurs (commission d’entente)

après le retour des corrections pour éviter des écarts trop importants de notation entre correcteurs (commission d’harmonisation).
Est-ce que les correcteurs ont des consignes de notation ?
Non, il n’existe pas de consignes orales confidentielles qui seraient données aux correcteurs. Les seules consignes données reposent sur les corrigés nationaux qui accompagnent chaque sujet d’épreuve. Ces consignes sont répercutées dans les commissions d’entente.

6. Puis-je demander à ce que ma copie soit recorrigée ?
Non, la réglementation du baccalauréat ne prévoit pas de double correction qui aurait un coût humain et financier trop important, et qui nécessiterait beaucoup plus de temps.

7. Peut-on contester les notes ?
Oui et non. Les textes officiels sont formels : « Le jury est souverain, aucun recours n’est recevable contre les décisions qu’il a prises conformément aux textes réglementaires ». Cependant, les erreurs « matérielles » sont prises en compte. Par exemple, s’il y a eu un mauvais report de la note de votre copie à la collante. Pour vérifier que vous n’êtes pas victime de ce type d’erreur, vous pouvez demander à votre centre d’examen une consultation de vos copies. Notez cependant, que ce type d’erreur est très rare : on peut estimer qu’il se produit une inexactitude de ce type pour 10 000 inscrits.

Rattrapage

  1. Si je dois passer au rattrapage, quand suis-je informé ?
    Le jour de parution des résultats du baccalauréat, vous devez retirer votre relevé de notes dans votre centre d’examen et passer le rattrapage si la moyenne de vos notes est comprise entre 8 et 10 sur 20.
  2. Quand a lieu le choix des matières du rattrapage ?
    Vous effectuez ce choix quand vous recevez votre relevé de notes et vous informez immédiatement le chef de centre de vos choix.
  3. Puis-je avoir une mention au rattrapage ?
    Il n’est pas possible d’obtenir une mention au rattrapage.
  4. Que se passe-t-il si je suis malade le jour de mes épreuves du rattrapage ?
    La période pendant laquelle se déroulent les épreuves de rattrapage est fixée à l’avance. Si, pour une raison de force majeure (maladie, accident, etc.) il ne vous est pas possible de vous présenter aux épreuves, vous pouvez bénéficier de la session de remplacement (septembre). Dans ce cas, vous devrez adresser à votre rectorat, très rapidement, un courrier accompagné des pièces justificatives (un certificat médical par exemple). Si vous êtes concerné, renseignez-vous sans tarder auprès des responsables de votre centre d’examen pour connaître la marche à suivre.
  5. Y a-t-il un rattrapage en septembre ?
    La session de remplacement, organisée en septembre, comporte également des épreuves de rattrapage.
  6. Ma note obtenue au rattrapage remplace-t-elle automatiquement ma note initiale, ou bien prend-on en compte la meilleure des deux ?
    C’est la meilleure des 2 notes qui compte.
  7. Comment choisir ses matières au rattrapage ?
    Il est recommandé de choisir, parmi les matières écrites même anticipées, les matières où les notes sont les plus basses et où le candidat anticipe une note meilleure en fonction de ses notes de l’année.
  8. Comment se passent les épreuves orales de rattrapage ?
    Elles sont organisées par les centres d’examen au sein desquelles elles se déroulent. La réglementation définit les règles applicables à chaque épreuve concernée (en règle générale : un oral de 20 minutes précédé d’une préparation de 20 minutes ou plus)
  9. Puis-je passer avec mon professeur au rattrapage ?
    Non, cela ne peut pas arriver puisque la réglementation l’interdit.
  10. Qui choisit les questions posées au rattrapage ?
    Lors du rattrapage, les questions posées sont choisies par l’examinateur, dans le champ du programme d’enseignement de la discipline concernée.

Réussite au baccalauréat

  1. Quelle moyenne faut-il obtenir pour être admis ?
    Les candidats dont la note moyenne est égale ou supérieure à 10/20 obtiennent le bac.
    Ceux qui ont obtenu une note moyenne inférieure à 8/20 sont ajournés. Ceux qui ont obtenu une moyenne au moins égale à 8/20 passent l’oral de rattrapage.

La mention assez bien est attribuée pour une note moyenne au moins égale à 12/20 et inférieure à 14/20.
La mention bien est attribuée pour une note moyenne au moins égale à 14/20 et inférieure à 16/20.
La mention très bien est attribuée pour une note moyenne au moins égale à 16/20.
Peut-on obtenir plus de 20 de moyenne générale au baccalauréat ?
C’est possible, même si c’est assez rare. Pour cela, il faut avoir brillé dans quasiment toutes les disciplines, et avoir obtenu des points supplémentaires grâce aux options facultatives : seuls comptent les points au-dessus de la moyenne ; pour la première option facultative choisie par l’élève, les points au-dessus de la moyenne sont multipliés par deux. Si ce choix porte sur une langue ancienne (latin ou grec) les points au-dessus de la moyenne sont multipliés par trois.

2. Quel est le pourcentage de bacs avec mentions ?
Depuis plusieurs années, le pourcentage des bacheliers avec mention a beaucoup augmenté. En 15 ans, le pourcentage de bacheliers généraux avec mention est passé d’un peu moins du tiers à plus de la moitié.

Lors du bac 2014 :

12 % des candidats ont eu moins de 10 et sont donc refusés
42 % des candidats ont eu entre 10 et 12
27 % des candidats ont eu entre 12 et 14
13 % des candidats ont eu entre 14 et 16
6 % des candidats ont eu plus de 16
En ce qui concerne le baccalauréat général, près de 52% des candidats ont été reçus avec une mention, dont 10,7 % avec mention très bien. Si l’on rapporte ces chiffres à une génération, sachant que 37,7 % environ d’une génération obtient le baccalauréat général, cela veut dire qu’un peu moins de 4 % d’une génération obtient un baccalauréat général avec plus de 16 de moyenne générale.

3. Ai-je plus de chances d’obtenir une mention en prenant une option facultative ?
Oui, les options facultatives permettent de gagner des points supplémentaires, grâce à un travail supplémentaire. De plus, ces options permettent de valoriser des connaissances ou des compétences parfois acquises en dehors du lycée (comme une langue maternelle autre que le français).
Aujourd’hui, la moitié des candidats au bac général ne choisit aucune option facultative.

L’obtention d’une mention est-elle liée à l’origine sociale ?
Il est vrai que les inégalités sociales restent fortes. Un exemple : si l’on considère 100 bacheliers d’origine sociale très favorisée, 50 sont bacheliers généraux avec mention.
Si l’on considère 100 bacheliers d’origine sociale défavorisée, 14 ont obtenu leur bac général avec mention.

Évolutions du baccalauréat

  1. Est-il vrai qu’on donne le bac à tout le monde ?
    En 2013, 77 % d’une classe d’âge est titulaire du baccalauréat, ce qui signifie que 23 % d’une classe d’âge n’y accède pas. Affirmer que l’on donne le bac à tout le monde revient à considérer comme négligeables plus du quart d’une génération. L’objectif principal reste bien de qualifier tous les jeunes français au plus haut niveau de leurs capacités.
  2. Est-ce que le bac sert vraiment à quelque chose ?
    Il n’y a pas « un bac » mais plusieurs bacs. Les baccalauréats des séries générales et technologiques permettent de poursuivre des études supérieures et, au fur et à mesure où nous augmentons le nombre de bacheliers, nous augmentons également le nombre de diplômés de l’enseignement supérieur. L’objectif d’atteindre 50% de jeunes diplômés de l’enseignement supérieur est impératif, pour des raisons sociales et économiques.
    Le baccalauréat professionnel est un diplôme dont la finalité est l’insertion professionnelle. Or, le diplôme de formation initiale est plus que jamais un rempart contre le chômage. Aujourd’hui, un jeune bachelier professionnel a deux fois plus de chances d’être embauché sept mois après sa sortie qu’un jeune sans diplôme. De plus, une partie des bacheliers professionnels aspire maintenant à poursuivre des études, notamment en BTS, ce qui permettra d’élever encore leur niveau de qualification. Un bachelier professionnel sur 5 s’inscrit en BTS.
  3. Le bac a-t-il évolué au fil du temps ?
    Absolument, comme l’explique l’historien Claude Lelièvre. « À sa création, en 1808, le baccalauréat était un examen oral, portant sur les humanités classiques et évalué par des professeurs d’université. Aujourd’hui, il s’agit essentiellement d’un examen écrit comportant une multitude de matières. Et le rôle des universitaires se résume à signer des procès-verbaux. » Autre évolution de taille : « Il n’existe plus un mais des baccalauréats. À la voie générale, on a ainsi ajouté les voies technologiques, en 1968, et professionnelle, en 1985. Et dans chacune d’elles, on trouve plusieurs séries », rappelle ce spécialiste de l’éducation.
    En réalité, le bac connaît régulièrement des adaptations. Depuis 2013, de nouveaux enseignements de spécialité font l’objet d’une épreuve, notamment « Droit et grands enjeux du monde contemporain », en L, et « Informatique et sciences du numérique », en S. De même, les langues sont désormais évaluées à l’oral dans toutes les séries et spécialités du bac.

Consulter les articles D. 336-13 et D. 336-14 du Code de l’éducation concernant les conditions de conservation des notes au baccalauréat technologique

Consulter les dispositions transitoires du baccalauréat technologique

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